Manifeste de l’Après

1) Le collectif a pour principale orientation le questionnement sociétal et la perspective post-capitaliste.

2) L’existence même du collectif marque l’idée d’un « Après », et incite à son anticipation.

3) Dans le champ artistique, le collectif est critique vis-à-vis de l’art dit « contemporain » dans son expression la plus caricaturale, notamment celle du gigantisme spéculatif. Cette critique pourra s’exprimer « de l’intérieur » et questionnera la perspective d’un art post-contemporain.

4) Le collectif n’a pas d’orientation esthétique, ni de support privilégié, ni de mode de représentation particulier. Ses orientations comme l’esprit de ses membres sont libres. La notion de réutilisation / transformation, l’ironie, l’humour, l’utopie, la déconstruction / reconstruction, la poésie, l’impertinence et la transgression font parties des matériaux sources d’inspiration. Son champ d’expression n’est certainement pas focalisé sur l’œuvre. Son champ n’est pas cernable, il est liquide.

Sans réduire son champ à une expression, celle d’Actopie reflète l’une de ses composantes.

5) Le collectif sera dissout à l’avènement double d’une société post-capitaliste et d’un art post-contemporain. La durée de vie du collectif n’est donc pas maîtrisée.

6) Le collectif n’est attaché à aucun parti politique. Sa démarche est cependant et évidemment « politique », au sens de l’intérêt porté au sujet sociétal.

7) Le collectif n’a pas vocation à promouvoir l’entre-soi ni l’élitisme. Le collectif est accessible aux artistes, poètes, créateurs et créatifs dans la mesure où ils ne sont pas formatés et qu’ils adhèrent à l’esprit du collectif.

Mai 2018.