
Après le grand succès du premier salon international des refusés, le collectif de l’Après invite tous les artistes du monde entier à imaginer, participer, organiser, de nouveaux salons du même type selon modalités qu’ils définiront eux mêmes.
Les expressions les plus poétiques, décalées, perturbantes, extravagantes, sont largement encouragées !
Il va sans dire que chaque comité de sélection de ce type de salon n’appliquera qu’une seule consigne, à savoir : pas de sélection !
Le collectif de l’Après propose, à titre de suggestion, le protocole ci-dessous. Celui ci étant bien entendu adaptable, modifiable selon degré de perversité ou mœurs de chacun :
Au préalable :
Choisir un salon d’exposition d’art comportant un vernissage et surtout un buffet.
Désigner un « complice », intégré à l’exposition en cours, favorisant la synchronisation et l’intervention du groupe des refusés (voire plus loin).
Sélectionner les œuvres que les artistes « refusés » souhaitent « exposer ». Ces œuvres ne sont pas nécessairement matérielles ! Prévoir de les porter sur soi. S’il s’agit d’une œuvre clamée par exemple, prévoir d’amener ses cordes vocales.
Le Jour J : Perf’Romance
Au moment le plus propice (cela peut-être au moment d’un discours « important », avant accès au buffet), le complice signale au groupe d’intervenir.
Le groupe, qui est resté discrètement éloigné du cœur de la manifestation jusque là, intervient alors avec multiples effets (à déterminer selon les sens à stimuler : sonores, visuels, olfactifs etc.).
La durée de l’intervention doit en principe être courte, dans la mesure ou le public peut être tenté de se rapprocher du buffet. Dans ce cas, ne pas hésiter à s’intercaler entre le buffet et le public. Attention cependant au comportement erratiques du public qui pourrait transformer la situation en scène cannibalesque.
A l’issue de l’intervention, le groupe sort.
Variante 1 : envisager de se jeter sur le buffet après l’intervention, et consommer indélicatement et sans modération. La suite donnée à cette variante peut avoir quelque conséquences fâcheuses, mais permettra au groupe de sortir rassasié.
Variante 2 : faire appel au collectif de l’Après pour organiser lors d’une exposition, un salon des refusés sur la base du protocole ci-dessus adapté à la situation.